Covoiturage : mobilité d’avenir pour les entreprises

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31 Mar 2020

 

La grève de décembre a fait des heureux : au plein de cœur de la mobilisation, les applications de covoiturage comme Blablacar ou Klaxit ont vu bondir leur nombre d’inscrits et de trajets.

Mobilité alternative et partagée, le covoiturage est dans l’air du temps. 42% des Français ont testé le covoiturage, et 1,5 millions l’utilisent chaque mois.  Réflexe bien installé sur les longues distance, le covoiturage veut désormais s’imposer sur les trajets vers les entreprises.

 

Le covoiturage comme mobilité douce

La fin de l’autosolisme ? Avec 1,06 personne par voiture en moyenne, on en est encore loin. Pourtant les choses bougent en termes de mobilité. Après s’être développé sur les trajets de longue distance entre grandes villes, le covoiturage cherche désormais à prendre sa place sur les trajets quotidien domicile-travail. Quand on sait que 70% des salariés utilisent leur voiture pour se rendre dans leur entreprise, on se rend compte du boulevard qui s’ouvre devant la mobilité partagée.

Le covoiturage a en effet bien des atouts dans sa manche. En premier lieu il est bénéfique pour le portefeuille des covoitureurs. En partageant les frais d’essence entre les voyageurs, les économies peuvent rapidement se chiffrer en centaines d’euros tous les mois.

Covoiturer c’est aussi bon pour le moral et la santé (du moins pour le passager) : se laisser conduire c’est moins de stress et de fatigue, et par extension une plus grande satisfaction au travail.

Enfin et surtout, le covoiturage c’est LA solution de mobilité douce pour désengorger les villes. D’après Karos, il suffit de passer à un taux de remplissage de la voiture de 1,7 personnes pour faire disparaître les bouchons. Résultat : moins de pollution atmosphérique, moins de bruit, moins de temps passé sur la route. L’enjeu est tel que le gouvernement et sa ministre de l’écologie, Elisabeth Borne, ont ainsi pour objectif d’encourager le réflexe du covoiturage en triplant sa part et ainsi passer à 3 000 000 de covoitureurs d’ici 2025. 

 

Covoiturage et flotte partagée, le duo gagnant de la mobilité d’entreprise 

Le covoiturage pour les trajets professionnels se développe donc de plus en plus, mais certains freins existent encore. L’un d’eux est la crainte de devenir dépendant de son covoitureur, et ne pouvoir se déplacer pendant la journée de travail. 

Alors comment favoriser le covoiturage en entreprise ? En mettant en disposition des salariés une flotte de véhicules partagés. L’autopartage et le vélopartage en entreprise sont alors la solution idéale pour compléter le covoiturage. 

Imaginons : Tom attend que son collègue le récupère pour aller au travail. Sur le temps du midi il se rend à la boulangerie en empruntant un vélo d’entreprise partagé ; l’après-midi il se rend à un rendez-vous professionnel dans la ville à côté avec l’une des voitures partagées. Quelques heures plus tard il revient à temps pour sauter dans la voiture de son collègue et rentrer chez lui. Tom ne possède pas de véhicule, et pourtant il a toute liberté de se déplacer sur son temps professionnel 

En bonus : la mise en partage de véhicules diminue elle aussi le nombre de véhicules en circulation. Une étude réalisée en 2016 auprès d’utilisateurs d’autopartage montre que chaque voiture en autopartage remplace 10 voitures particulières et libère 9 places de stationnement (ADEME, 2016). En entreprise l’autopartage permet ainsi de réduire de 30 % en moyenne le nombre de véhicules de fonction ou de service d’une flotte d’entreprise.

40% des français se déclarent prêts à changer leur manière de se déplacer en faisant du covoiturage et de l’autopartage. Il n’y a plus qu’à tester ! 🙂

 

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