Covoiturage : mobilité d’avenir pour les entreprises

Covoiturage : mobilité d’avenir pour les entreprises

 

La grève de décembre a fait des heureux : au plein de cœur de la mobilisation, les applications de covoiturage comme Blablacar ou Klaxit ont vu bondir leur nombre d’inscrits et de trajets.

Mobilité alternative et partagée, le covoiturage est dans l’air du temps. 42% des Français ont testé le covoiturage, et 1,5 millions l’utilisent chaque mois.  Réflexe bien installé sur les longues distance, le covoiturage veut désormais s’imposer sur les trajets vers les entreprises.

 

Le covoiturage comme mobilité douce

La fin de l’autosolisme ? Avec 1,06 personne par voiture en moyenne, on en est encore loin. Pourtant les choses bougent en termes de mobilité. Après s’être développé sur les trajets de longue distance entre grandes villes, le covoiturage cherche désormais à prendre sa place sur les trajets quotidien domicile-travail. Quand on sait que 70% des salariés utilisent leur voiture pour se rendre dans leur entreprise, on se rend compte du boulevard qui s’ouvre devant la mobilité partagée.

Le covoiturage a en effet bien des atouts dans sa manche. En premier lieu il est bénéfique pour le portefeuille des covoitureurs. En partageant les frais d’essence entre les voyageurs, les économies peuvent rapidement se chiffrer en centaines d’euros tous les mois.

Covoiturer c’est aussi bon pour le moral et la santé (du moins pour le passager) : se laisser conduire c’est moins de stress et de fatigue, et par extension une plus grande satisfaction au travail.

Enfin et surtout, le covoiturage c’est LA solution de mobilité douce pour désengorger les villes. D’après Karos, il suffit de passer à un taux de remplissage de la voiture de 1,7 personnes pour faire disparaître les bouchons. Résultat : moins de pollution atmosphérique, moins de bruit, moins de temps passé sur la route. L’enjeu est tel que le gouvernement et sa ministre de l’écologie, Elisabeth Borne, ont ainsi pour objectif d’encourager le réflexe du covoiturage en triplant sa part et ainsi passer à 3 000 000 de covoitureurs d’ici 2025. 

 

Covoiturage et flotte partagée, le duo gagnant de la mobilité d’entreprise 

Le covoiturage pour les trajets professionnels se développe donc de plus en plus, mais certains freins existent encore. L’un d’eux est la crainte de devenir dépendant de son covoitureur, et ne pouvoir se déplacer pendant la journée de travail. 

Alors comment favoriser le covoiturage en entreprise ? En mettant en disposition des salariés une flotte de véhicules partagés. L’autopartage et le vélopartage en entreprise sont alors la solution idéale pour compléter le covoiturage. 

Imaginons : Tom attend que son collègue le récupère pour aller au travail. Sur le temps du midi il se rend à la boulangerie en empruntant un vélo d’entreprise partagé ; l’après-midi il se rend à un rendez-vous professionnel dans la ville à côté avec l’une des voitures partagées. Quelques heures plus tard il revient à temps pour sauter dans la voiture de son collègue et rentrer chez lui. Tom ne possède pas de véhicule, et pourtant il a toute liberté de se déplacer sur son temps professionnel 

En bonus : la mise en partage de véhicules diminue elle aussi le nombre de véhicules en circulation. Une étude réalisée en 2016 auprès d’utilisateurs d’autopartage montre que chaque voiture en autopartage remplace 10 voitures particulières et libère 9 places de stationnement (ADEME, 2016). En entreprise l’autopartage permet ainsi de réduire de 30 % en moyenne le nombre de véhicules de fonction ou de service d’une flotte d’entreprise.

40% des français se déclarent prêts à changer leur manière de se déplacer en faisant du covoiturage et de l’autopartage. Il n’y a plus qu’à tester ! 🙂

 

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Cycle WLTP : tout savoir sur ce que la nouvelle homologation change pour les entreprises !

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L’arrivée du nouveau protocole de mesure WLTP, plus proche de la réalité en matière d’émission de CO2, oblige les entreprises à repenser la gestion de leur flotte. On vous explique tout ce qu’il faut savoir ! 

Pourquoi un changement dans les cycles d’homologation ?

Souvenez-vous, en septembre 2015, le groupe Volkswagen reconnaissait « avoir installé un système antipollution en marche normale » dans ses véhicules. Résultat :  un énorme décalage entre le taux d’émissions résultant des tests et le taux d’émissions réel. Le scandale qui a suivi conduit à renforcer les normes européennes en matière de contrôle des émissions des véhicules thermiques. 

Le cycle WLTP qu’est-ce que c’est ? 

  

Le cycle WLTP, pour « World harmonized Light vehicles Test Procedure » remplace l’ancienne norme NDEC (Nouveau Cycle Européen de Croissance), en place depuis les années 70. Ce nouveau dispositif mis en place le 1er septembre 2017 par l’Union Européenne vise à plus de transparence sur les émissions des différents véhicules thermiques.

Quel est l’objectif ?   

Le but : s’assurer que tous les nouveaux véhicules arrivant dans le marché respectent les règles d’émissions des polluants. Pour s’en assurer une série de tests obligatoires certifiera la conformité réglementaire de ces derniers. 

Le nouveau protocole permet de tester tous les véhicules dans des conditions de mesure identiques. Plus sévère dans ses résultats, les tests WLTP détectent au cas par cas les émissions des véhicules, ce qui a pour but de mieux les échelonner en fonction de leurs taux d’émission réels.  

Quand cette norme sera-t-elle appliquée ?

Depuis le 1er septembre 2018, tous les véhicules doivent se plier au test, mais en France, ce n’est que le 1er mars 2020 que les données obtenues par les tests WLTP remplaceront définitivement celles du cycle NDEC lors des ventes. Les concessionnaires ont déjà affiché sur leurs plaquettes les valeurs de consommation à la fois selon la norme NDEC et WLTP.   

Notez qu’une période de transition entre janvier et mars 2020 verra apparaître le malus « NDEC corrélé », plus sévère que le malus actuel et plus proche de ce que sera le malus WLTP. 

Concrètement, qu’est-ce que ça change ?  

Les valeurs d’émissions de CO2 augmenteront d’environ 25 % au 1er mars 2020, et cela va impacter fortement deux taxes : 

  • Le malus sur l’achat d’un véhicule neuf, basé sur le niveau d’émissions de CO2. Pour minimiser la hausse des malus et ne pas trop impacter les Français, le seuil de déclenchement passe de 111 g/km à 138 g/km. Une fois ce seuil passé les montants des malus restent inchangés. Des voitures qui n’avaient pas de malus vont donc désormais y être soumises.
  • La Taxe sur les Véhicules de Société (TVS), calculée en fonction des émissions de CO2 : elle se verra considérablement augmentée  

L’addition peut se réveler salée : d’après une étude réalisée par Jato Analytics publiée par le Syndicat des entreprises des services automobiles en LLD et des mobilités, une Citroën C3 essence voit son malus passer de 0 à 540 euros et sa TVS de 508 à 864 euros. Pour une Peugeot 3008, son malus va exploser de 0 à 1740 euros et sa TVS quant à elle passera de 486 à 1885 euros.  

Le cycle WLTP est une mauvaise nouvelle pour les entreprises gérant de larges flottes d’automobiles puisque la rentabilité économique des véhicules thermiques de leurs employés n’est plus assurée. C’est dans ce contexte que la Loi d’Orientation des Mobilités incite au renouvellement de la flotte des entreprises avec des véhicules propres. Norme WLTP et loi LOM imposent donc aux entreprises de s’engager encore plus dans la transition écologique.  

 

Quelles alternatives mettre en place ?

Outre le fait de verdir sa flotte avec des véhicules électriques ou hybrides, les entreprises ont toute une palette d’alternatives à leur disposition: covoiturage, autopartage, mise à disposition de vélos… Les solutions sont nombreuses pour démotoriser son entreprise et améliorer son bilan carbone.  

  

Et vous, vers quelles alternatives responsables souhaitez-vous tendre ? 

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